Biographie
Selian
Pays : France
Genre : Pop, Dance, Electro
On pourrait croire que Selian arrive de nulle part avec ses costumes cintrés et parfois ses cravates voyantes. Furieusement classique, terriblement moderne. Féru de ballet, passionné d’électo… Un paradoxe vivant ! Né en France, dans la région de Rouen, et découvert à Londres, noyant son chagrin dans une tasse de thé. Selian n’aime ni la bière, ni les relations tièdes.
Depuis son plus jeune âge, il entretient sa flamme, tout en attendant que sa bonne étoile lui fasse enfin signe. C’est fait ! « No Love », son premier single pop dance électro – signé chez Kickin Music - pourrait bien faire le bonheur du public britannique depuis son lancement en clubs l’été dernier.
De ses jeunes années à se faire la voix sur les bancs de l’église, il garde un souvenir ému, presque amusé. « La première fois que j’ai chanté au sein de la chorale, j’ai compris que j’avais trouvé le moyen d’une véritable expression artistique ! » Il passe soliste, puis fonde un quatuor a capella.
Un début d’histoire à l’américaine, où vient doucement s’immiscer l’ombre de Montand. Car dans le village où il coule une enfance heureuse bien que solitaire, le petit S… va l’été se baigner dans la piscine du grand Yves. Déjà il collectionne les disques, les repassant dans son mange-disque pour improviser des duos avec ses idoles. Et il attend un signe.
Il s’essaye au théâtre, fait ses armes dans le rôle de Georges, héros du « Rendez-vous de Senlis » de Jean Anouilh, avec la Compagnie Mascarille d’Edith Saylor et Pierre Salas et s’enflamme à nouveau. Mais à l’audition de la rue Blanche, l’apprenti comédien reste fidèle à ses rêves : c’est une pièce d’opérette qu’il présente au concours.
Recalé ! Selian retourne aux études. Bac scientifique, fac d’économie, école d’attaché de presse et, toujours, cette élégance qu’il affiche comme une seconde nature. Ses rêves, il continue de les nourrir, sans les forcer. « J’attendais, je sublimais. J’avais sûrement peur de ne pas être à la hauteur et qu’on me casse mon rêve… » Il entame donc une première vie. Diplômé es communication, il se charge d’embellir l’image de ces artistes qui l’ont aidé à grandir. Il leur laisse la lumière et la nuit, dans la pénombre d’un studio, continue à travailler sa voix.
Selian cherche le son, le booster. Le fameux titre qui traduira exactement ce qu’il veut dire.
Et « No Love » naît, grâce à la rencontre de la « Parisound Team » et de Dimitri, maître d’œuvre ! Sample d’INXS, violons remasterisés et surtout une histoire qui lui colle à la peau : amours malheureuses, rupture inévitable. Puis il exorcise sa solitude en écrivant « Staying Alone », avant, enfin, de redresser le front en chantant « When I Become Me ». Les dés sont enfin jetés ! De cette résurrection, un album est sur le point de naître, en même temps que Selian.
Trentenaire épanoui, il joue le décalage, prouvant qu’un son électro n’empêche ni l’humour, ni le romantisme. Déjà compilé sur « Wicked Week End » (Kickin Music), ce premier single pourrait bien devenir un classique des dancefloors. La seconde vie de Selian promet d’être passionnante !
Actualité musicale publiée sur Dance musique le 15/06/2007.